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IA, travail & santé mentale · Article 2/5

Adoption descendante ou ascendante de l’IA ? Deux façons de transformer le travail

Mis à jour le

Une professionnelle anime une discussion entre adoption descendante et besoins du terrain.

Une direction choisit un outil d’intelligence artificielle, achète les licences, organise une formation et annonce son déploiement. Quelques semaines plus tard, certains salariés l’utilisent beaucoup, d’autres très peu, certains le contournent et d’autres utilisent déjà leurs propres IA.

Le problème n’est pas nécessairement technologique. Il peut venir de la manière dont la technologie a été introduite.

L’approche descendante : « voici l’outil »

Dans une adoption descendante — top-down — la décision vient principalement de la direction. Cette approche permet de définir une stratégie commune, de sélectionner des outils autorisés, de gérer la sécurité, les données et les budgets.

Mais elle présente un risque : penser le travail à partir de la technologie plutôt que penser la technologie à partir du travail.

L’approche ascendante : « de quoi avez-vous besoin ? »

L’approche ascendante — bottom-up — part davantage des professionnels. Au lieu de demander « Comment pouvons-nous utiliser cette IA ? », l’entreprise demande : « Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre activité et lesquelles pourraient être utilement soutenues par une IA ? »

Les professionnels peuvent identifier les tâches répétitives, les recherches chronophages, les difficultés documentaires ou les processus qui consomment du temps sans créer suffisamment de valeur.

Mais attention au tout-ascendant

Laisser chacun adopter librement ses outils peut favoriser le Shadow AI : des outils non validés utilisés avec des données professionnelles, parfois sans véritable contrôle sur la confidentialité, la sécurité ou la qualité des résultats.

La bonne réponse n’est donc probablement ni le tout-descendant ni le tout-ascendant.

Vers une adoption participative

Chez IC Prévention, cette démarche peut être structurée autour d’une boucle : Cadrer → Comprendre → Contribuer → Expérimenter → Évaluer → Ajuster.

La direction définit le cadre. Les professionnels apportent leur connaissance du travail réel. Les managers facilitent. Les acteurs de prévention et représentants des travailleurs participent à l’identification des conséquences possibles. Puis l’organisation expérimente et évalue.

L’adoption de l’IA est donc moins un projet informatique qu’un projet de transformation du travail.

Références & ressources

Références consultées le 20 septembre 2026.